Attaque ou défense : Il existe deux tactiques de base : le jeu d'attaque (ou jeu offensif) et le jeu de défense. Le premier consiste à déborder l'adversaire par des frappes plus rapides, plus précises ou comportant des effets dont il ne peut pas remettre. Le second, par une remise régulière, incite l'adversaire à prendre des risques qui l'amèneront à la faute.

Les défenseurs privilégient les effets coupés, qui empêchent le joueur attaquant de frapper, tandis que les joueurs attaquants préfèrent d'une manière générale les effets liftés (topspin) et les frappes rapides, souvent « plates » c'est-à-dire sans effet. La défense coupée s'effectue sur (frappe) et la défense liftée sur le coupé car il est très difficile de remettre une balle gênante coupée quand on la reçoit liftée.

Depuis quelques années, on voit apparaître un nouveau style de défense dite « moderne » ou « active », où le joueur défend essentiellement en revers avec un revêtement à picots longs ou courts, mais démarre dès qu'il en a la possibilité en attaque de coup droit puissante et rapide, dans le but de gagner le point rapidement. Les principaux joueurs actuels de ce style sont Ding Song (Chine), Joo Se Hyuk (Corée du Sud), Chen Weixing (Autriche), Hou Yingchao (Chine) et Panagiotis Gionis (Grèce).

Le placement : Les bons joueurs savent aussi utiliser les placements pour se mettre en position de force par rapport à l'adversaire. Cela consiste à soigner son propre placement pour être toujours à la bonne distance de la balle quand elle arrive sur son côté de table, et à obliger l'adversaire à se mettre dans une position difficile pour lui : trop loin de la table ou trop sur le côté. Il s'agit de le faire se déplacer pour qu'il se fatigue, qu'il soit surpris ou qu'il perde de la précision ; en général cela consiste à le « balader » (terme consacré) de gauche à droite de la table ou à l'obliger à reculer puis à avancer précipitamment dans l'espoir qu'il se fatigue ou qu'il rate son renvoi.

De plus, les effets peuvent être fonction du revêtement utilisé. Ainsi un « anti-top » par définition sert à contrer un topspin et annule donc l'effet tandis qu'un « picot long » catapulte la balle en lui donnant des effets difficilement prévisibles et bien souvent inversés.

Le service : Le service est aussi un moment tactique crucial, car le serveur dispose d'un avantage important sur son adversaire puisque c'est lui qui décide de la vitesse et de l'effet donné à la balle, il prépare donc déjà sa troisième balle. Il est impératif pour un joueur de soigner son service, car contrairement au tennis, le serveur ne bénéficie pas d'un deuxième service. Le plus souvent le service est accompagné d'un effet lifté, coupé ou latéral. Il permet au joueur qui sert d'obtenir de la part de son adversaire un « retour » qui lui convient.

La différence est mince (techniquement) entre un service réussi mais facile pour l'adversaire qui prend ainsi le contrôle de l'échange, et un service rapide ou avec beaucoup d'effet, mais difficile à réussir. Bien servir est un apprentissage long et difficile. Les entraîneurs diront que le service est le tiers du point car après avoir fait un service gênant on obtient généralement une balle facile à jouer qui permet de conclure le point (trois touches de balle pour faire un point).